Trottinette électrique : ce qu’il faut savoir sur l’assurance avant de rouler

Trottinette électrique : ce qu'il faut savoir sur l'assurance avant de rouler

La trottinette électrique s’est imposée comme un vrai mode de déplacement en France, avec plus de 4,5 millions d’unités vendues depuis 2016 et environ 700 000 nouvelles mises en circulation rien qu’en 2025. Derrière cet engouement, un sujet reste souvent mal maîtrisé : l’assurance. Pourtant, elle est loin d’être facultative.

Une obligation légale que beaucoup ignorent encore

Depuis septembre 2020, les trottinettes électriques sont classées comme EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés) et soumises au Code de la route. À ce titre, la responsabilité civile est obligatoire pour circuler sur la voie publique, même ponctuellement. Rouler sans couverture expose à une amende pouvant atteindre 3 750 euros, avec risque de confiscation de l’engin.

Depuis le 1er avril 2024, la vignette ou l’attestation papier n’ont plus à être apposées sur la trottinette. La vérification se fait désormais via le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), ce qui ne dispense évidemment pas de souscrire un contrat. Pour comprendre les garanties à retenir selon son profil d’utilisation, ce guide sur l’assurance trottinette électrique détaille les différentes options disponibles.

Un point réglementaire à ne pas négliger : si la trottinette dépasse les 25 km/h (bridée ou non), toutes les garanties tombent en cas de sinistre. Même chose si le conducteur a moins de 12 ans, âge minimum légal pour rouler sur voie publique.

Quelle formule choisir selon son usage ?

La responsabilité civile seule couvre les dommages causés aux tiers. C’est le minimum légal, adapté à un usage urbain léger avec un engin d’entrée de gamme. Mais compte tenu que 74 % des trottinettes vendues en 2024 coûtaient moins de 500 euros, beaucoup d’utilisateurs s’arrêtent là, parfois à tort.

Une garantie corporelle, par exemple, prend en charge les frais de blessure du conducteur que ni la Sécurité sociale ni la mutuelle ne couvrent forcément. En zone urbaine dense, une garantie vol ou incendie mérite aussi réflexion. Pour un usage quotidien domicile-travail, certains contrats incluent une garantie mobilité qui rembourse des transports en commun en cas de panne. Le tarif varie selon la valeur de l’engin, la fréquence d’utilisation et le nombre d’utilisateurs dans le foyer.

Ce que l’arrêté de 2024 a changé concrètement

L’arrêté du 15 mars 2024 a renforcé les règles de circulation : les EDPM doivent désormais respecter les feux tricolores à destination des cyclistes et les panneaux de signalisation. Localement, certaines préfectures vont plus loin. Dans les Alpes-Maritimes, depuis avril 2026, le gilet rétro-réfléchissant est obligatoire. D’autres territoires pourraient suivre.

Ces évolutions réglementaires rapprochent la trottinette électrique du statut du scooter en matière d’obligations, et justifient de traiter son assurance avec le même sérieux qu’un deux-roues motorisé classique. Un contrat bien calibré, c’est avant tout la garantie de ne pas se retrouver dans une situation complexe après un accident, même mineur.